Guide de survie cyber · Fiche 6 sur 6
Un service que vous utilisez a été attaqué et vos données figurent dans la fuite. Vous n’y êtes pour rien, mais vous êtes le seul à pouvoir en limiter les conséquences : ce qui a fuité servira à vous atteindre ailleurs, souvent des mois plus tard.
Dès l’annonce Urgence
- Vérifiez que l’alerte est authentique. Les fausses notifications de fuite sont elles-mêmes un hameçonnage classique. N’utilisez pas le lien du message : rendez-vous sur le site officiel du service ou consultez son communiqué.
- Identifiez ce qui a fuité. Une adresse e-mail, un mot de passe, des coordonnées bancaires ou une pièce d’identité n’appellent pas les mêmes mesures. Le service est tenu de le préciser.
- Changez le mot de passe du service concerné. Puis celui de tous les comptes où vous utilisiez le même : c’est la mesure la plus efficace, et la plus souvent négligée.
- Activez l’authentification multifacteur. Sur le service touché et sur votre messagerie.
- Si des données de paiement sont concernées, prévenez votre banque. Surveillez les opérations et demandez si le renouvellement de la carte est nécessaire.
- Si une pièce d’identité est concernée, conservez la notification. Notez la date : c’est votre preuve en cas d’usurpation d’identité ultérieure.
Dans les mois qui suivent Vigilance
- Attendez-vous à des messages très crédibles. Les données volées servent à fabriquer des hameçonnages personnalisés, citant votre nom, vos achats ou votre numéro de client.
- Vérifiez régulièrement vos adresses e-mail sur un service reconnu de recherche de fuites, pour savoir dans quelles bases elles apparaissent.
- Surveillez vos relevés et les notifications de connexion à vos comptes principaux.
- Exercez vos droits auprès du service : savoir quelles données il détient, les faire rectifier, faire supprimer votre compte si vous ne l’utilisez plus.
- Fermez les comptes dormants. Chaque service inutilisé reste une fuite potentielle avec vos données à l’intérieur.
À ne pas faire
- Cliquer sur le lien « vérifier si je suis concerné » contenu dans l’e-mail d’alerte.
- Payer un service promettant de « supprimer vos données du dark web » : une fois diffusées, ces données ne peuvent pas être retirées.
- Ne rien faire parce que « ce n’était qu’un mot de passe » — c’est précisément ce qui ouvre les autres comptes.
- Répondre à un appel ou un message se réclamant du service pour « sécuriser votre compte » et demandant un code.
Pour limiter la prochaine fuite Prévention
- Un mot de passe unique par service : la fuite reste alors confinée à ce seul compte.
- Une adresse e-mail dédiée aux inscriptions, distincte de votre adresse personnelle et professionnelle.
- Le minimum de données fournies : un champ facultatif qui n’est pas rempli ne peut pas fuiter.
- L’authentification multifacteur, qui rend un mot de passe volé inexploitable.
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