
Le rapport de synthèse de l’enquête OJCS 2026.
Une jeunesse massivement connectée, consciente des risques, mais encore insuffisamment outillée pour s’en protéger.
OJCS — Organisation des Jeunes pour un Cyberespace Sécurisé · Bénin · 2026
L’Organisation des Jeunes pour un Cyberespace Sécurisé (OJCS) rend public son rapport d’enquête sur les habitudes numériques des jeunes et leurs effets sur la santé mentale et la sécurité en ligne. Le constat est sans appel.
Une enquête à l’écoute de la jeunesse
Pendant environ six semaines, entre mai et juin 2026, l’OJCS a interrogé des jeunes de plusieurs pays africains à travers un questionnaire anonyme, complété par des entretiens de terrain. Au total, 82 réponses individuelles ont été recueillies et analysées, autour de cinq dimensions : profil, habitudes numériques, santé mentale ressentie, exposition aux risques en ligne et attentes.
Les chiffres clés
L’hyperconnexion, une norme qui pèse sur la santé mentale
Plus des deux tiers des répondants (68,3 %) passent au moins cinq heures par jour devant les écrans, et près d’un tiers dépasse huit heures. L’accès se fait presque exclusivement par le smartphone : plus de trois jeunes sur quatre (75,6 %) dépendent uniquement des données mobiles.
Cette intensité a un prix. La totalité des répondants signale au moins un effet négatif sur sa santé mentale : baisse de concentration, fatigue mentale et troubles du sommeil en tête. Près de trois jeunes sur quatre (74,4 %) se reconnaissent dépendants.
Une exposition réelle aux risques en ligne
Près de sept répondants sur dix (69,5 %) ont déjà été confrontés à au moins un risque en ligne, l’arnaque en ligne (45,1 %) en tête, devant le piratage (35,4 %). Les témoignages évoquent comptes piratés, sextorsion et rançongiciels.
Le nœud du problème est d’abord éducatif : 61 % ne se sentent pas pleinement en sécurité, 69,5 % jugent leurs connaissances insuffisantes, et 86,6 % estiment la sensibilisation insuffisante. Les jeunes femmes sont près de deux fois plus exposées au harcèlement.
Un paradoxe central : une jeunesse connectée et consciente des risques, désireuse de se protéger — mais qui manque des compétences pour le faire.
Une ressource décisive
C’est l’enseignement le plus porteur d’espoir : la quasi-totalité des répondants (98,8 %) se déclarent prêts à s’engager aux côtés de l’OJCS. Le terrain est exceptionnellement favorable à l’action.
Agir ensemble
Le rapport formule des recommandations pour chaque acteur — jeunes, familles, écoles, pouvoirs publics et OJCS : plages sans écran, réflexes de sécurité, éducation au numérique à l’école, campagnes « mobile-first ».
33 pages de résultats, d’analyses et de recommandations.